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La population totale du bassin versant s’élève à plus de 23000 personnes. Un peu moins de la moitié de ces résidents sont permanents, les villégiateurs composent le reste de la population.
La répartition de la population au sein du bassin versant est fortement inégale. En effet, sur les 16 000 unités de logement recensées sur ce territoire, toutes sont situées au sud du bassin versant, en dehors du parc du Mont-Tremblant. Du fait de cette concentration, la densité des habitants est de 53 par km2 dans la section « hors parc » du bassin versant.
Depuis les 30 dernières années, la croissance démographique du bassin versant est exceptionnelle (dix fois supérieure à celle de la province). Les prévisions sont tout autant remarquables avec une hausse démographique de l’ordre de 14 % attendue d’ici 2011.
On recense près de 820 entreprises et 12 000 travailleurs dans la région de Mont-Tremblant. Les principaux secteurs d’emploi sont le secteur récréotouristique (6 000 emplois) et le secteur de la construction et du développement immobilier.
En tant que paysage et ressource première, l’eau est au cœur du développement socioéconomique, récréotouristique et résidentiel du bassin versant de la rivière du Diable. Le profil socioéconomique de la population permanente et de la villégiature présenté dans cette section reflète cette réalité.
Avec une dizaine de milliers de résidents permanents auxquels s’ajoute une douzaine de milliers de villégiateurs, la population totale estimée pour le territoire correspondant au bassin versant de la rivière du Diable s’élève à plus de 23 000 personnes. La population saisonnière vient ainsi doubler la population permanente de ce territoire. Quoique leur comportement soit très variable, les villégiateurs séjournent en moyenne une trentaine de fins de semaine par année dans leur résidence secondaire et la plupart comptent s’y établir de façon permanente à court ou moyen terme (Gohier Marketing, 2006). La région accueille également une importante population touristique : près de trois millions de touristes visitent la région de Mont-Tremblant chaque année.
La population se répartit de façon fort inégale à l’intérieur du bassin versant de la rivière du Diable. Les quelque 16 000 unités de logements qui y sont actuellement recensées sont toutes concentrées dans la portion sud du bassin versant, soit à l’extérieur des limites du Parc national du Mont-Tremblant, et donc sur un territoire d’environ 440 km2. On estime la densité moyenne à 53 habitants par km2 pour la section « hors-parc » du bassin versant, avec des variations marquées allant de 8 habitant par km2 à Lac-Supérieur, jusqu’à 75 habitant par km2 à Mont-Tremblant.
Tableau 1.5.1 Population permanente et de villégiature estimée dans le bassin versant de la rivière du Diable en 2005
Municipalité |
% du territoire municipal situé dans le bassin |
Estimations pour le bassin versant |
Proportion de villégiature (%) |
|||
Population permanente |
Population de villégiature |
Population totale |
Densité |
|||
Brébeuf |
14% |
119 |
51 |
170 |
32,4 |
30% |
La Macaza |
16% |
160 |
220 |
380 |
14,6 |
64% |
Labelle |
18% |
436 |
343 |
778 |
20,9 |
44% |
Lac-Supérieur |
95% |
1 389 |
1 699 |
3 088 |
8,4 |
55% |
Saint-Faustin – Lac-Carré |
20% |
580 |
387 |
967 |
38,0 |
40% |
Val-des-Lacs |
81% |
588 |
1 045 |
1 633 |
15,2 |
64% |
Ville de Mont-Tremblant |
87% |
7 634 |
8 609 |
16 243 |
75,0 |
53% |
Total |
s.o. |
10 906 |
12 252 |
23 158 |
29,2 |
50% |
Secteur hors parc |
s.o. |
10 906 |
12 252 |
23 204 |
52,6 |
50% |
Sources: Statistiques Canada, recensement de 2001; MRC des Laurentides et Antoine-Labelle, 2006, CLD des Laurentides, 2006
La population permanente se concentre dans les secteurs urbains de Saint-Jovite, Mont-Tremblant Village et Saint-Faustin-Lac-Carré, tandis que la population touristique est concentrée autour du village touristique de Station Mont Tremblant. La carte 1.3 « Occupation actuelle et projetée du territoire » permet de visualiser cette répartition. Pour leur part, les villégiateurs, principalement riverains, se dispersent autour des principaux plans d’eau (les lacs Tremblant, Mercier, Gélinas, Duhamel, Maskinongé, Ouimet, Gauthier, Supérieur, à l’Orignal, aux Quenouilles et Gagnon) et, de plus en plus, sur les versants des collines. Selon un sondage effectué en 2006 auprès des villégiateurs, 48 % des habitations de villégiature bordent un plan d’eau et 26 % y détiennent un accès. Les habitations de villégiature sont principalement de type « unifamilial », alors que celles se concentrant en périphérie de Station Mont-Tremblant sont davantage de type « copropriété ». Plus de 65 % ont été construites depuis 1980 et plus de 90 % sont habitables toute l’année (Gohier Marketing, 2006).
Plus d’une centaine de nouveaux projets immobiliers de villégiature sont prévus d’ici 2 015 à l’intérieur du bassin versant, concentrés sur les derniers terrains riverains disponibles et les versants avoisinants. Bien que plusieurs projets d’envergure se développent également autour du lac Supérieur, la plupart de ces développements immobiliers sont prévus sur le territoire de la Ville de Mont-Tremblant (MRC des Laurentides, 2005).
Le bassin versant de la rivière du Diable connaît depuis les trente dernières années une croissance démographique exceptionnelle, de loin supérieure à celle de l’ensemble du Québec. Le tableau 1.5.2, présenté à l’annexe 1.5, résume l’évolution récente de la démographie pour les municipalités concernées. On y observe que la population du bassin versant a plus que doublé depuis 1971. Par ailleurs, à l’exception de La Macaza et de Labelle, toutes les municipalités du bassin versant ont connu une augmentation de près de 20 % de leur population entre 1996 et 2005, soit une croissance dix fois plus importante que pour l'ensemble du Québec.
Les prévisions pour les années à venir sont tout aussi exceptionnelles. À l’échelle de la MRC des Laurentides, on prévoit une hausse démographique de l’ordre de 14 % d’ici 2011, et de 32 % d’ici 2026. Encore une fois, cette croissance surpasse considérablement les prévisions pour l’ensemble du Québec (9 % d’ici 2026). Ce phénomène s’accompagne toutefois d’un vieillissement de la population, une augmentation de plus de 125 % des 65 ans et plus étant prévue d’ici 2026. Le tableau 1.5.3, également présenté à l’annexe 1.5, résume les prévisions pour les différentes tranches d’âge au cours des vingt prochaines années.
Enfin, et à l'instar de nombreuses autres régions du Québec, la population résidante de la région de Mont-Tremblant est légèrement plus âgée, moins scolarisée et moins active que la population des grands centres urbains. Par contre, lorsqu’on le compare avec l’ensemble de la MRC des Laurentides, le secteur de Mont-Tremblant se caractérise par des revenus par ménage plus élevés et une population plus jeune. Les villégiateurs sont, pour leur part, très scolarisés et jusqu’à 40 % d’entre eux proviennent de l’extérieur du Québec (Gohier Marketing, 2006).
La population active (15 à 64 ans), qui représentait en 2001 plus des deux-tiers de la population de la MRC des Laurentides, a connu une augmentation de 7 % entre 1996 et 2001, et de 47 % depuis 1981, suivant ainsi un taux supérieur à l’augmentation de la population. Cette tendance s’explique notamment par une amélioration du marché du travail et par une migration intraprovinciale vers la région. Les indicateurs du marché pour l’année 2001 (voir le tableau 1.5.4, à l’annexe 1.5) reflètent clairement cette tendance. L’amélioration de la situation de l’emploi a entraîné une forte baisse du taux de chômage et les différents groupes d’âges ont vu leur taux d’emploi s’améliorer entre 1996 et 2001.
On recense près de 820 entreprises et 12 000 travailleurs dans la région de Mont-Tremblant. Le secteur récréotouristique, offrant 6 000 emplois, y génère directement un emploi sur deux et affichait une croissance de 300 % pour la période de 1991 à 2002. Le développement majeur de Station Mont Tremblant explique cette croissance exceptionnelle (CLD des Laurentides, 2002 et 2004).
L’industrie de la construction et du développement immobilier représente également un secteur majeur de l’économie de la région. Sur les 210 millions de dollars investis sur le territoire en 2005, près de 90 % ont servi au développement résidentiel (CLD des Laurentides, 2006). De 1997 à 2000, la zone Mont-Tremblant, Saint-Faustin-Lac-Carré et Lac-Supérieur a connu une croissance de 163 % due en grande partie aux projets immobiliers. À lui seul, le développement de Station Mont Tremblant a généré plus d'un milliard de dollars d'investissement depuis 1992, ce qui en fait le plus important projet d'investissement touristique de l'est de l'Amérique du Nord (CLD des Laurentides, 2002). Le développement du Versant Soleil (Station Mont-Tremblant) et les centaines de projets immobiliers prévus généreront des investissements de plus d’un milliard de dollars dans les dix prochaines années (Paul Calcé, CLD des Laurentides, comm. pers.).
La structure industrielle de la région s’articule donc principalement autour du secteur tertiaire, notamment en raison du tourisme, activité économique dominante. La répartition professionnelle des personnes en emploi reflète cette structure industrielle, puisque le secteur de l’hébergement et de la restauration, ainsi que celui du commerce de gros et de détail sont prédominants. Les employeurs les plus importants de la MRC des Laurentides dans le secteur de l’hébergement, de la restauration et du loisir sont tous situés dans le bassin versant de la rivière du Diable, soit : Station Mont Tremblant, Auberge Gray Rocks, Fairmount Tremblant, Station Mont-Blanc et Hôtel Club Tremblant (CLD des Laurentides, 2002).
CALCÉ, Paul (2007). Directeur du CLD des Laurentides, communication personnelle.
CLD des Laurentides (2002). Portrait de la zone Mont-Tremblant. Cahier d’information socio-économique, 8 p.
CLD des Laurentides (2004). Évolution des emplois et des entreprises par municipalité en 2002, 17 p.
CLD des Laurentides (2006). Permis de construction – Richesse foncière uniformisée, 28 p.
DEL DEGAN, MASSÉ & ASSOCIÉS INC. (2003). Plan directeur en environnement de la Ville de Mont-Tremblant. Tome 1.
GENIVAR (2005). Profil socioéconomique et caractéristiques du marché du travail : MRC des Laurentides, région des Laurentides. Emploi Québec, 104 p.
GOHIER MARKETING (2006). Étude sur les villégiateurs de la MRC des Laurentides. Étude commandée par le CLD des Laurentides.
MRC des Laurentides (2005). Stratégie de développement durable de la MRC des Laurentides. Service de la géomatique.