AGIR pour la DiablePlan Directeur de L'eauObjectifs et démarchesDocument CompletAGIR pour la Diable
Portrait
Le territoire
Localisation et description généerale du bassin versant
L'histoire
Le milieu physique
le climat
Le profil socio-economique
Les Ressources Naturelles
Activites et Impacts
Annexes
Cartographie
Diagnostic
Plan d'action
volet4
Lexique
Annexes
Cartographie
 
Ville de Mont-Tremblant
Ville de Mont Tremblant
Tremblant
as
MRC
Forum de discussion
 
Quelques images
milieux physique
milieux physique
milieux physique
milieux physique
milieux physique
milieux physique
 
 
 
 
 

1.3 milieux physique


html
pdf

LES FAITS SAILLANTS

dot Le bassin versant de la Diable se divise en trois grandes zones physiographiques, soit la région des grands lacs au nord, les massifs élevés au centre, et la plaine alluviale, au sud.

dot Le bassin versant de la Diable repose sur une des plus anciennes formations géologiques du monde, le Bouclier canadien. Plus précisément, il fait partie de la province géologique de Grenville.

dot Le paysage actuel du bassin versant a été façonné lors de la dernière glaciation il y a 10 000 ans.

dot Pour ce qui a trait à la pédologie, le bassin versant est composé d’une bonne proportion de sols minces sensibles à l’érosion, d’une grande pierrosité et aux nombreux affleurements rocheux.

 

1.3 Milieux physique

Reposant sur le plus ancien socle rocheux du monde, le bassin versant de la rivière du Diable a été modelé pendant des millénaires par l’action des glaciers. L’eau, par son écoulement et les phénomènes de gel et de dégel, continue de transformer la physionomie de ce vaste territoire. La section suivante présente brièvement les principaux éléments de la physiographie, la géologie, la géomorphologie et la pédologie du bassin versant de la rivière du Diable.

Physiographie

Le bassin versant de la rivière du Diable peut être divisé en trois grandes zones physiographiques : la région des grands lacs au nord, les massifs élevés au centre, et la plaine alluviale, en aval.
La région des grands lacs, caractérisée par de nombreux plans d’eau peu profonds mais de grande superficie, constitue la tête du bassin versant de la rivière du  Diable. Son relief peu accentué se situe à une altitude variant entre 600 et 750 mètres.
La région des massifs élevés est caractérisée par des collines d’altitude élevée telles que le pic Johannsen (934 m), la Vache Noire (740 m) et la Montagne Grise (760 m), entrecoupées de vallées étroites et encaissées, dont celles des rivières du Diable, Cachée, Le Boulé et Archambault. Les pentes entourant les sommets sont modérées (>15 %) et fortes (>30 %).
Le relief s’adoucit vers le sud du bassin versant pour faire place à la plaine alluviale qui s’étend de part et d’autre de la rivière du Diable. L’altitude des collines y varie entre 370 et 410 m et les pentes y sont faibles (<15 %).
En somme, 17 % de la portion sud du bassin versant (soit le territoire « hors-parc ») est en pente forte (>30 %) (MRC des Laurentides, 2005).

Géologie

Le bassin versant de la rivière du Diable repose à la limite sud de la région géologique naturelle du plateau laurentien, associée à la province géologique de Grenville. Il appartient donc au Bouclier canadien, une des plus anciennes formations rocheuses au monde. Le socle rocheux sur lequel il repose se caractérise par un gneiss percé ça et là de massifs intrusifs très métamorphisés, composés de granulite, d’anorthosite et de roches associées. Il s’agit de roches très dures, ayant été cristallisées et transformées dans les profondeurs de la terre. Des roches sédimentaires, moins dures et plus altérables par l’érosion, forment les réseaux des différentes vallées en dépression dans le paysage.

Géomorphologie 

Le dernier phénomène glaciaire, dont la fin remonte à 10 000 ans, a façonné le paysage actuel de la région par des processus d’érosion, de transport et de dépôt des sédiments provenant de la fonte du glacier. Les collines ont été rabotées et les vallées ont fait l’objet de surcreusement. La forme en auge de la vallée de la rivière du Diable, dans les secteurs de la Vache noire et de Saint-Jovite, témoigne du passage des glaciers.

Les dépôts minces et les affleurements rocheux se retrouvent particulièrement sur les sommets des collines et des massifs rocheux. Pour leur part, des dépôts meubles glaciaires, d’épaisseur moyenne, se sont déposés sur les hauts et les mi-versants des collines alors que des dépôts épais, principalement des tills  (composés de sable, d’argile et de limons mélangés) et des dépôts fluvioglaciaires (composés de sable et de gravier) se sont localisés dans le bas des pentes et le fond des vallées.

Les parties riveraines de la section aval de la rivière du Diable et de ses principaux affluents sont caractérisées par des dépôts fluvioglaciaires et fluviatiles. Ces types de dépôts, constitués de limon, de sable et de gravier, offrent une surface généralement plane ou légèrement ondulée. Des dépôts glaciolacustres, comprenant surtout des limons associés à des sables et des graviers, sont présents dans la vallée de la rivière du Diable, au sud de la 117.

Pédologie

On retrouve dans le bassin versant de la rivière du Diable une bonne proportion de sols minces, d’une grande pierrosité et aux nombreux affleurements rocheux. La portion sud du bassin versant, telle que représentée sur la carte 2.2 Les contraintes naturelles, est recouverte de sols minces, dans une proportion de 10 %, principalement dans les bassins versants des rivières Le Boulé (7 %) et Cachée (12 %) ainsi que long de la rivière du Diable (MRC des Laurentides, 2005). Les sols minces sont particulièrement sensibles à l’érosion.

On retrouve principalement des sols de type brunisol dystrique. Les brunisols se caractérisent généralement par un sous-sol de couleur brunâtre ou, parfois, de diverses couleurs faiblement exprimées, avec accumulation d’aluminium, de fer ou d’argile (SCWG, 1998). Pour leur part, les dépôts organiques associés aux tourbières, marais ou marécages occupent de petites superficies, particulièrement le long du ruisseau Clair, dans les zones inondables de la rivière du Diable et en bordure des lacs.

Les sols de texture fine de la série Diable (constitués de sable fin et de sable loameux) sont concentrés dans la partie aval du bassin de la rivière du Diable. Ces sols sont souvent inondés et leur perméabilité est généralement bonne. Les activités agricoles sont largement concentrées sur ces sols, également sujets à l’érosion.

Références :

BÉCHARD, M., J. KELEGER, N. LAUZON et F. SYLVESTRE (1983).  À la découverte de la Diable, Guide synthèse.

DEL DEGAN, MASSÉ et ass.(2003). Plan directeur en environnement de la Ville de Mont-Tremblant. Tomes 1 et 2.

FAPAQ (2000). Plan directeur. Parc du Mont-Tremblant. Direction de la planification et du développement des parcs québécois, 53 p.

Ministère des Ressources naturelles du Canada (1974). Atlas national du Canada. 4e édition.

MRC des Laurentides (2005). Stratégie de développement durable. Service de la géomatique.

Soil Conservation Working Group (SCWG) (1998). The Canadian system of soil classification, 3e édition. Canadian Agricultural Services Coordinating Committee.

© 2010 AGIR, tous droits réservés