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Fiches Milieux Humides
La Tourbière
Le Marécage
Le Marais
L'étang et les eaux peu profondes
 

Il existe 4 principaux types de milieux humides, soit la tourbière, le marécage, le marais et les eaux peu profondes comme les étangs. Il est parfois difficile de discerner le type de milieu humide auquel l’on a affaire, car plusieurs types peuvent se retrouver côte à côte, sans que la transition soit très nette.

La végétation des milieux humides, dite hygrophile, est adaptée à des conditions de croissance particulières, comme les inondations récurrentes et prolongées.
Ces conditions favorisent souvent l’apparition des plantes aquatiques. On distingue trois catégories de plantes aquatiques :

  • Les plantes submergées demeurent sous l’eau ou affleurent en surface (ex. le myriophylle à épis);
  • Les plantes à feuilles flottantes flottent en surface (ex. le nénuphar jaune);
  • Les plantes émergées sortent hors de l’eau bien que leurs racines soient dans l’eau
    (ex. la quenouille).


LA TOURBIÈRE

Fen ou bog?
 

La tourbière ressemble à une étendue plane de petits arbustes et plantes basses; il peut y avoir de l’eau libre, ou non. Certaines tourbières se développent en périphérie d’un lac, d’autres sont entrecoupées d’étangs ou traversées par une rivière, alors que dans certaines l’eau n’est plus visible. Elles sont toutes caractérisées par leur épaisseur importante de matière organique au sol. Celles-ci peuvent être la phase finale de remplissage d’un lac. Marcher sur une tourbière peut donner l’impression de marcher sur un tapis flottant car le sol y est mou et instable

Dans une tourbière, le sol est saturé d’eau en permanence car la nappe phréatique est toujours près de la surface. L’absence d’oxygène et l’acidité de ce milieu font en sorte que la dégradation des débris végétaux est ralentie. La matière organique se décompose donc moins rapidement qu’elle ne se dépose, et forme avec le temps un dépôt nommé tourbe. La tourbe, que vous avez probablement utilisée dans votre jardinage, est donc de la matière végétale mal décomposée mais qui se compresse au fil du temps.

Il existe deux types de tourbières : le fen et le bog. Le premier reçoit un apport en  eau provenant du ruissellement, d’un cours d’eau à proximité ou du contact avec la nappe phréatique. Il est plus riche en minéraux et en éléments nutritifs et supporte une végétation de mousses, d’arbustes et de d’herbes (carex).
Le second est alimenté en eau seulement par les précipitations : il est moins riche en éléments nutritifs et les plantes y sont moins diversifiées. On y retrouve principalement les sphaignes et les éricacées.

Comme les tourbières fournissent des conditions de croissance particulières, les espèces végétales que l’on y retrouve sont souvent propres à ces endroits. Donc, les plantes sont un excellent moyen de reconnaître une tourbière.
 

 

LE MARÉCAGE

Le marécage est un milieu humide fréquent dans les régions boisées. En fait, il s’agit plus ou moins d’une forêt au sol très humide.

Un marécage est habituellement occupé par des arbres ou des grands arbustes . Par exemple, certaines forêts, souvent peuplées de cèdres (thuyas), épinettes ou frênes poussent sur un sol mal drainé où la nappe phréatique est très proche du sol ou en surface. D’autres marécages sont surtout arbustifs, occupés entre autres par  le Myrique baumier, l’Aulne rugueux et les saules. Dans un marécage, les grands arbres occupent au moins 30 % de la superficie du milieu.
 
 

LE MARAIS

Un marais est un milieu inondé périodiquement ou de façon permanente par une eau peu profonde. La végétation est y surtout herbacée, donc composée de plantes assez basses. Le marais est envahi par une végétation aquatique à la fois émergée, flottante et submergée. Une partie du marais peut être constamment sous l’eau. On retrouve fréquemment les marais en périphérie des lacs ou des cours d’eau. Les rivières ont souvent des rives herbeuses, et si l’eau est peu profonde près des rives, la végétation peut s’avancer assez loin dans l’eau. Il est parfois possible de circuler en canot dans un marais, mais les plantes aquatiques sont d’ordinaire trop nombreuses pour les bateaux à moteur.  Les marais sont reconnus pour leur grande productivité, c'est-à-dire la quantité de matière produite par m2 par an.
Les marais peuvent être très étendus, comme dans les deltas ou les basses terres des fleuves. D’ailleurs, avant d’être en grande partie détruits, les milieux humides occupaient une superficie importante des basses terres du Saint-Laurent. Les marais existent aussi en eau saumâtre ou salée. Ces marais sont souvent des arrêts migratoire importants pour les oiseaux, et des lieux de fraie pour les poissons.

 
 

L’ÉTANG

L'étang est plus petit qu’un lac. De façon générale, un plan d’eau de moins de 2 mètres de profondeur est considéré un étang. Ou encore, si la partie d’eau libre est assez restreinte et qu’en été la végétation occupe une bonne partie du plan d’eau, vous avez alors affaire à un étang. Les étangs de petite dimension peuvent s’assécher complètement au cours de l’été, tout en étant inondés de façon récurrente à chaque année. Ce sont des endroits idéaux pour observer une grande diversité de plantes aquatiques. En effet, on y trouve souvent un substrat mou qui facilite l’enracinement des plantes. La faible profondeur de l’eau permet par ailleurs aux rayons solaires d'atteindre le fond de l'étang sur une grande surface, ce qui favorise d'autant plus la croissance de la végétation sur la presque totalité du plan d'eau.

 
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