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Agir contre l'érosion
 
Suivi de la rivière du Diable et de ses affluents 
 
Suivis réalisés par AGIR pour la Diable

La carte ci-dessous vous présente les résultats de la station Réseau-Rivières et du programme d’échantillonnage de la qualité de l’eau d’AGIR pour la Diable :

Localisation pnmt 160 59m
 
Cliquez sur la station de votre choix pour obtenir le détail des résultats
Symbole
Note de l'IQBP
Qualité de l'eau correspondante
 
blue
80 à 100

eau de bonne qualité
(permet tous les usages, y compris la baignade)

vert
60 à 79

eau de qualité satisfaisante
(permet la plupart des usages)

jaune
40 à  59

eau de qualité douteuse
(certains usages sont compromis)

orange
20 à 39

eau de mauvaise qualité
(la plupart des usages sont compromis)

rouge
0 à 19

eau de très mauvaise qualité
(tous les usages sont compromis)

 

Qu’est ce que l’IQBP ?

L’indice de qualité physico-chimique et bactériologique (IQBP) est une méthode développée par le gouvernement du Québec afin de faciliter l’appréciation de la qualité générale de l’eau des rivières. Il tient compte des principaux paramètres physico-chimiques et bactériologiques et s’exprime sous la forme d’une note sur 100. L’IQBP permet de définir la qualité de l’eau selon les cinq classes citées dans le tableau ci-dessus.

Pour en connaître davantage sur les paramètres physico-chimiques étudiés, cliquez ici.

 
Portrait général de la qualité de l’eau de la rivière du Diable  en 2011
Suivi au Pont Prud'Homme  
Depuis 2006, un suivi de la qualité de l’eau de la rivière du Diable a été effectué au pont Prud’homme (59M). L’analyse de la qualité de l’eau de la rivière du Diable se réalise grâce à un partenariat avec le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP). Le suivi des résultats pour les échantillons montre une eau d’une qualité satisfaisante en regard à l’IQBP. La moyenne des indices pour l’ensemble des cinq mois couverts par l’échantillonnage se situe à 77 sur 100, ce qui est égal à l’année 2010. La concentration en coliformes fécaux a dépassé à une reprise le critère pour la baignade et les activités secondaires. Pour la même date, la concentration en phosphore total trace a aussi dépassé le critère pour la protection de la vie aquatique.

Les résultats pour la station 160, situé au pont de la montée Ryan, à la hauteur du spa Le Scandinave, montre de très bons résultats. La moyenne des indices IQBP pour l'ensemble des 7 mesures prises est de 91 sur 100, ce qui correspond à une eau de bonne qualité. Les concentrations en phosphore total trace et en coliformes fécaux n'ont pas dépassé le critère pour les activités aquatiques, pour les activités de contacts secondaires et pour la baignade. Le site ayant aussi été échantillonné entre 2006 et 2008, montre que la qualité de l'eau à ce site de la rivière du Diable demeure relativement stable.

Programme de suivi du Parc du Mont-Tremblant
En 2011, le suivi mensuel de la qualité de l’eau a été poursuivi par le Parc du Mont-Tremblant pour la station d’échantillonnage située sur la rivière du Diable, au niveau du Pont de la Vache noire. Les prélèvements effectués à 6 reprises sont effectués de la mi-mai à la mi-octobre. Cette initiative, issue d’un partenariat avec le MDDEFP, se réalise dans le cadre d'un programme de suivi de l'intégrité écologique du Parc national du Mont-Tremblant. Les paramètres étudiés sont : la chlorophylle a; la phéophytine, l’azote ammoniacal, les nitrates et nitrites, l'azote total dissous, le phosphore total trace, les matières en suspension, la température et les coliformes fécaux.

Pour l’année 2011, les résultats des quatre analyses de coliformes fécaux ne révèlent aucun dépassement des critères pour les activités de contacts secondaires et la baignade. Pour les six analyses de phosphore total trace, sauf à une exception, les échantillons d’eau analysés ne dépassaient pas en terme de concentration le critère de protection de la vie aquatique.

Au cours de l’été 2011, AGIR pour la Diable a élargi le suivi de la qualité de l’eau grâce à la trousse de HACH, un prêt du Ministère de l’Environnement, du Développement durable et des Parcs (MDDEP). Cette dernière a permis à l’équipe d’ajouter cinq stations d’échantillonnage au parcours habituel, comprenant une station dans le cadre du Réseau-rivière au pont Prud’homme et une deuxième à la hauteur de la Montée Ryan (collaboration spéciale avec le  CEAEQ). L’utilisation de cette trousse répondait aux  préoccupations de certains acteurs du milieu par rapport à des endroits spécifiques sur le territoire du bassin versant de la rivière du Diable.

La trousse de HACH
 
La trousse de HACH représente une démarche exploratoire ayant comme objectif d’attirer l’attention sur des cours ou des plans d’eau dont les paramètres physicochimiques et nutritifs se révèlent particuliers. Les résultats obtenus ne peuvent toutefois pas être considérés fiables et servir à un diagnostic quelconque. La marge d’erreur liée à la manipulation et à la précision de l’appareil est effectivement trop grande pour que les résultats servent véritablement à tirer des conclusions sur la qualité de l’eau des stations échantillonnées. Les observations découlant de l’analyse des résultats sont plutôt de l’ordre qualitatif que quantitatif, le calcul de l’IBHQ, par exemple, étant inutile. La démarche sous-jacente à la trousse de HACH vise plutôt à identifier, pour les années subséquentes, les cours d’eau qui nécessiteraient une analyse fiable via une collaboration avec le CEHQ.    

Paramètres évalués
 
Pour l’été 2011, la trousse a permis de mesurer neuf paramètres pour chacune des cinq stations, lesquels sont identifiés dans le tableau 1. Ils diffèrent quelque peu des paramètres pris en compte dans le calcul de l’indice de qualité bactériologique et physicochimique (IQBP) tel qu’utilisé dans le cadre du réseau rivière. Quoi qu’il en soit, chacun d’entre eux permet d’identifier des problèmes spécifiques, détaillés en annexe 1 selon les informations fournies par le MDDEP. 
 
Tableau 1 : Différents paramètres utilisés pour analyser la qualité de l’eau 

 
Paramètres analysés –
trousse de HACH
Paramètres pris en compte dans
le calcul de l’IQBP
Multisonde
Température Chlorophylle a totale (mg/m3)
Conductivité spécifique TurbpHidité (UNT)
pH pH
Phosphore digéré Phosphore total (mg/l P)
Couleur apparente Coliforme fécaux (UFC/100ml)
Azote ammoniacal Azote ammoniacal (mg/l N)
Orthophosphates DBO5 (mg/l O2)
Nitrates Nitrites et nitrates (mg/l N)
Solides en suspension Matières en suspension (mg/l)
  Oxygène dissous (saturation %)
 
Interprétation des résultats
 
Ruisseau Clair (rue du Moulin)
 
Rien d’anormal n’a été décelé pour ce tributaire, même lorsque l’échantillonnage a été précédé par un épisode de pluie abondante dans les 24 heures précédentes. Le seul élément qui se démarque est une conductivité spécifique généralement élevée. Cela ne dépasse toutefois pas les limites habituelles, fixées entre 20,0 et 339,0 µS/cm.
 
Ruisseau Clair  (rue Siméon)
 
Les données disponibles pour ce cours d’eau sont aussi très satisfaisantes. Elles s’avèrent aussi constantes selon les différentes dates d’échantillonnage. La conductivité spécifique est aussi généralement élevée. Bien que la dernière valeur dépasse la limite des mesures habituelles établies par le MDDEP, il faut se rappeler les marges d’erreur dues au calibrage de l’appareil. Cette valeur n’a donc rien d’alarmant, d’autant plus que les résultats pour les échantillons précédents étaient en deçà de cette valeur.
 
Cross Creek
 
Le Cross Creek semble épargné par les problèmes de qualité de l’eau pour l’ensemble des paramètres.
 
Lac Maskinongé
 
Nous aurions eu tendance à croire que les résultats seraient moins bons pour ce tributaire en raison de sa localisation en zone agricole, mais il n’en est rien. Bien que nous ne puissions pas tenir compte des données pour le phosphore en temps de pluie (incohérence entre les orthophosphates et le phosphore total), les autres paramètres n’indiquent aucune anomalie. En temps normal, le phosphore est comparable aux autres cours d’eau, en notant une légère augmentation le 3 août 2011. Les résultats pour la conductivité sont aussi satisfaisants.
 
Ruisseau Dufour
 
La conductivité spécifique est aussi assez élevée pour ce cours d’eau.
 
Conclusion
 
L’exercice réalisé avec la trousse de HACH n’a pas permis d’identifier de problème particulier dans aucun des cours d’eau échantillonnés. Cela représente une bonne nouvelle relativement à la santé des cours d’eau et des lacs du bassin versant. Rappelons toutefois que les résultats obtenus ne pouvaient servir de base fiable aux analyses, n’étant pas obtenus en laboratoire sous des conditions plus rigoureuses (par des professionnels, avec de l’équipement plus précis et performant).
 
Suite à cette expérience, donc, nous ne retenons aucune de ces stations d’échantillonnage comme cible d’analyse par le CEAEQ au cours de l’été 2012. D’autres stations pourraient tout de même être ciblées pour répéter l’expérience avec la trousse de HACH si le besoin se fait sentir par le conseil de concertation.
 
 

 

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