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Que sont les milieux humides? |
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Les milieux humides sont des sites saturés ou inondés durant une période suffisamment longue pour influencer les composantes du sol, de la végétation et les activités biologiques. En termes plus techniques, on définit un milieu humide comme étant « une terre saturée d’eau pendant une période assez longue pour que naissent des processus de terre humide ou aquatique, qui se caractérisent par un faible drainage des sols, des hydrophytes et différentes sortes d’activités biologiques adaptées aux milieux humides » (Groupe de travail national sur les terres humides, 1988).
On divise les milieux humides en cinq grandes classes (Groupe de travail national sur les terres humides, 1997):
- la tourbière ombrotrophe ou bog;
- la tourbière minérotrophe ou fen;
- le marécage;
- le marais et
- les eaux peu profondes regroupant les cuvettes, étangs et zones riveraines des lacs et cours d’eau.
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Figure 1 : Les différents types de milieux humides |
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L’importance de protéger les milieux humides ? |
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Les fonctions qu’assurent les milieux humides (épuration de l’eau, rétention des crues, habitat pour la faune et la flore…) en font des écosystèmes primordiaux, à maintenir en place pour parvenir à une gestion durable de l’eau. |
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Pour en savoir plus sur les fonctions des milieux humides, cliquez ici pour consulter
notre dossier informatif ! |
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Malgré les bénéfices reconnus que les milieux humides apportent à l’homme, leur intégrité est menacée par les pressions que les activités humaines exercent sur ces milieux particuliers : remblai, drainage... Ainsi, on estime que la proportion de terres humides dégradées ou converties au Canada a atteint 80 à 98% dans les zones rurales. Ces pressions sont réparties inégalement sur le territoire québécois.
Elles sont maximales là où la concentration de la population est la plus forte c'est-à-dire dans la partie méridionale de la province. Le territoire du bassin versant de la rivière du Diable, localisé dans la région des Laurentides, se situe donc au cœur de cette problématique.
Considérant l’importance que représentent les milieux humides dans la santé d’un bassin versant et considérant la forte croissance que connaît actuellement la région de Mont-Tremblant, la conservation des milieux humides dans le bassin versant de la rivière du Diable apparaît donc comme un enjeu prioritaire. |
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Situation des terres humides au Canada
Depuis la colonisation par les Européens, plus de 20 millions d’hectares de terres humides ont été convertis à des usages agricoles, ce qui a entraîné le drainage des deux tiers des marais salés du Canada atlantique, de 70% des terres humides du sud de l’Ontario et de 80% des terres humides du delta du fleuve Fraser, en Colombie-Britannique (Fédération canadienne de la Faune, 2008).
Les aménagements hydroélectriques, l’urbanisation et la construction de routes ont également contribué à la perte de ces écosystèmes. |
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Description du projet |
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Par ce projet de conservation volontaire des milieux humides, AGIR pour la Diable visait à sensibiliser les propriétaires de milieux humides à la richesse que représentent ces écosystèmes et à les inviter à préserver ce patrimoine naturel.
Pour ce faire, les propriétaires intéressés à participer au projet ont autorisé l’équipe d’AGIR pour la Diable à réaliser des inventaires faunique et floristique de leurs milieux humides. À la suite de ces inventaires, un cahier du propriétaire, personnalisé pour chaque milieu humide, a été remis au propriétaire. À l’intérieur de ce document, une foule d’informations est colligée : faune et flore que l’on retrouve sur la terre humide, recommandations de gestion, présentation des différentes options de conservation, etc. Le propriétaire était alors invité à signer une déclaration d’intention, entente morale (sans valeur légale) par laquelle il s’engage à conserver l’intégrité de leur milieu humide.
Un suivi était effectué l’année suivant la caractérisation du milieu humide afin de s’assurer du respect de l’entente et si nécessaire compléter des inventaires. |
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Objectifs du projet :
- Contribuer à l’amélioration de la qualité de l’eau dans le bassin versant de la rivière du Diable,
- Préserver les milieux humides et par la même occasion s’assurer du maintien de la faune et de la flore
qu’on y retrouve,
- Dresser un portrait éclairé sur la variété et la richesse des milieux humides présents sur le territoire,
- Sensibiliser les propriétaires et la population en général à l’importance de préserver les milieux humides,
- Acquérir des connaissances sur la faune et la flore des milieux humides du bassin versant de la rivière
du Diable (données biologiques). |
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Résultats |
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L’année 2008 constituait la première année de mise en œuvre du projet de conservation volontaire des milieux humides sur terre privée. Voici quelques chiffres qui présentent les résultats de cette expérience pilote dans la région :
- Nombre de propriétaires participant : 7
- Nombre de milieux humides caractérisés : 9
- Superficie de milieux humides caractérisés : Environ 50 ha.
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En 2009, le projet a bénéficié du succès de l’année précédente. Ainsi, un plus grand nombre de propriétaires et de milieux humides ont pu être impliqués dans cette deuxième année. Les chiffres témoignant de cette réussite sont :
- Nombre de propriétaires participant : 13
- Nombre de milieux humides caractérisés : 12
- Superficie de milieux humides caractérisés : Environ 50 ha.
Il est à noter que le projet a connu un succès hors des limites de notre territoire. Ainsi, deux des milieux humides visités se situait en dehors du bassin versant de la rivière du Diable. Un se localisait sur la municipalité de Montcalm et l’autre sur la municipalité de Lac-des-Plages.
Au cours des deux années de fonctionnement du projet, c’est donc 20 propriétaires qui ont été sensibilisés à l’importance de préserver les milieux humides et plus de 100ha que nous avons pu caractériser et mieux connaître. |
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Milieux humides caractérisés en 2008 |
Milieux humides caractérisés en 2009 |
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Les beautés des milieux humides… |
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| Lors des divers inventaires effectués sur les milieux humides, de nombreuses espèces fauniques et floristiques ont été recensées. Parmi elles, en voici quelques-unes qui sont remarquables par leur beauté saisissante ! |
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En savoir davantage… |
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Si vous êtes intéressés à en apprendre davantage sur le projet réalisé, n’hésitez pas à nous contacter. Nous pouvons vous transmettre de l’information plus détaillée (document produit, etc.).
Aussi, si vous êtes propriétaire d’un milieu humide, souhaitez mieux connaître la biodiversité de cet écosystème ou voulez savoir quelles options de conservation s’offrent à vous, communiquez avec nous et il nous fera plaisir de vous accompagner dans vos démarches !
Contactez notre équipe par courriel à info@agirpourladiable.org ou par téléphone au 819-681-3373 poste 1404. |
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Partenaires du projet |
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Le projet de conservation volontaire des milieux humides n’aurait pas pu voir le jour sans la contribution financière majeure de la Fondation de la Faune du Québec et du programme d’aide communautaire ÉcoAction d’’Environnement Canada. Merci à ces partenaires !
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Nous remercions également la MRC des Laurentides et le Club Ornithologique des Hautes-Laurentides qui ont participé et contribué activement au bon déroulement du projet !
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